A CEUX QUI AIMENT L'ALGERIE

 

A CEUX QUI ONT AIME et AIMENT L’ALGERIE

 

 

Après la conquête de l'Algérie, en 1830,

on leur a présenté le peuplement de cette terre d'Afrique

comme une fabuleuse aventure humaine.

Cent trente-deux ans plus tard,

ils revenaient en France par bateaux entiers,

déracinés, accablés, pas toujours bien reçus.

On jugeait leur accent vulgaire,

on disait qu'ils avaient mal traité les Arabes,

les exploitant sans vergogne, amassant des fortunes...

Rétorquer qu'ils avaient contribué à faire passer

la société arabo-berbère du Moyen Âge à la modernité

ne leur servait à rien :

on les rendait responsables d'une guerre,

qu'ils avaient de surcroît perdue.

 

 

HISTOIRE DES PIEDS-NOIRS D'ALGÉRIE :


une histoire d'amour et de larmes,

entre deux grands peuples qui ne se sont pas

encore remis de leur rendez-vous manqué.

La vérité, bien sûr, n'est pas si abrupte.

 


 

Berceau de ma naissance,

de mon enfance, de mon adolescence,

de mes joies et de mes peines, de mes fêtes.

J’ai dans mon cœur ce que je ne peux

et ne pourrai rencontrer nulle part ailleurs :

Mille feux d’une chaleur incandescente

ravivent le flambeau des souvenirs heureux.


Née dans ton lit douillet, havre de bonheur,

sur tes douces collines verdoyantes

où les blés ondulaient,

je t’ai quitté si jeune et aujourd’hui,

sommeillent toujours en moi ta Terre,

ton odeur, tes formes, tes couleurs.


Le vent de l’histoire a soufflé,

il y a bien lontemps, en 1962,

déracinant tout sur son passage,


Sauf le souvenir soigneusement rangé

dans un tiroir de ma mémoire,

semblable à la boîte noire d’un avion.

 

Une tranche de ma vie peut-être la plus importante

pour la construction de ma personnalié.

Ma maison, mon école, mes voisins,

mes camarades, mes animaux…….. Mes souvenirs.

et

Une multitude de questions

que je ne pourrais énumérer m’ont été posées….. en 1962,

« quelle langue parlais-tu ….

c’était comment l’Algérie ? …il y avait des bêtes sauvages ?.... »etc.

 

A cette époque là,

l’information ne passait pas comme de nos jours.

Je ressentais un malaise, un trouble, un serrement sur ma poitrine.

Je répondais presque obligée.

Je me sentais harcelée.

Est-ce que je leur posais des questions moi,

sur leur vie ?


C’était mon trésor,

la seule chose que j’avais pu emportée

sans que personne ne m’en empêchât.

 

 

 

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